Freelance : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Freelance : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer
28 avril 08:56 2017 Imprimer Cet Article

Par définition, le freelance travaille à son propre compte, exerçant alors une activité professionnelle en qualité d’indépendant. Ce statut professionnel implique l’inexistence d’un contrat de travail signé avec un employeur. Dans le cadre de sa profession, le freelance accomplit des missions pour le compte de clients auxquels il soumet des factures. Afin de travailler légalement en tant que freelance en France, il est obligatoire de s’enregistrer comme entreprise auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) : cela permet notamment de facturer les clients.

Freelance : quels avantages, quels inconvénients ?

a) Un statut attractif

Le principal avantage du travail en freelance réside dans la liberté accordée au travailleur indépendant. Ce dernier n’est pas soumis à des horaires rigides et n’a pas de compte à rendre à une hiérarchie. Toutes les prises de décisions lui incombent, l’essentiel étant de faire en sorte de combler le client. Il n’existe pas de contrainte de lieu à partir du moment où il peut vaquer à ses tâches : le freelance peut rester à son domicile ou rejoindre un espace dédié comme les centres de coworking. Concernant les honoraires, la liberté est la même, c’est-à-dire que le travailleur indépendant peut les fixer au cas par cas après négociation avec le client.

Un autre avantage du travail en freelance réside dans la multi-compétence du travailleur qui se charge des différents aspects de son travail afin de préserver son autonomie. Il a alors l’occasion d’acquérir et d’approfondir différentes compétences. Parallèlement, il doit impérativement se mettre à jour sur les évolutions de son domaine d’activité afin de toujours rester performant. Le freelance acquiert chaque jour un peu plus d’expertise.

b) Inconvénients

L’absence de garantie pour l’avenir

Un des inconvénients du travail en freelance se trouve dans le caractère plutôt incertain de l’aventure. Le travailleur ne sait pas exactement s’il va trouver des clients et si sa rémunération sera à la hauteur de ses attentes. Il ne faut d’ailleurs pas perdre de vue les différents frais et coûts qu’implique ce statut. Selon que le freelance est affilié au RSI (sécurité sociale des indépendants) ou à l’URSSAF, les charges sociales oscillent entre 13 et 45% des revenus perçus. En termes de fiscalité, le taux appliqué pour l’impôt sur les sociétés (IS) est de 33,33% pour un chiffre d’affaires supérieur à 38 120€ et de 15% en-dessous. Mais le freelance ne doit pas se contenter de l’IS, il paye également l’impôt sur le revenu, qui varie selon le statut. L’erreur serait donc de penser que 2000€ de facture équivalent à 2000€ de revenus pour le travailleur indépendant : en réalité, il ne touche que 50% de son chiffre d’affaires en moyenne.

La nécessité d’être polyvalent

Il est, par ailleurs, très important de faire preuve de discipline et d’être responsable dans son emploi du temps. Il faut notamment éviter l’isolement et lutter contre la procrastination. En effet, si l’autonomie et la liberté qu’elle implique peut donner envie dans un premier temps, elle devient vite une contrainte. L’entreprise ne va pas tourner seule ! Le freelance doit donc à la fois faire connaître son commerce pour augmenter ses ventes, assurer le suivi des clients existants, et gérer le côté administratif, à savoir réaliser la comptabilité et garder la main sur la partie juridique. Un large éventail de connaissances et de compétences est donc requis.

De plus, le freelance doit faire ses factures, et tenir ses comptes. Les phobiques de la paperasse sont avertis !

Un manque certain de protection

De très nombreux freelance optent pour le régime auto-entrepreneur, devenu micro-entrepreneur en 2016. Le micro-entrepreneur peut souffrir d’un manque de protection, même s’il cotise dans son forfait social pour l’ensemble des cotisations relatives à la protection sociale obligatoire : les indemnités journalières, l’assurance maladie et maternité, les allocations familiales ou encore la retraite de base et la retraite complémentaire obligatoire mais aussi le régime invalidité et décès. Cette protection est toutefois limitée : les indemnités versées sont souvent trop faibles pour combler la perte de revenus engendrée par une incapacité d’exercer. Pour en savoir plus sur la protection du micro-entrepreneur, découvrez notre article : “Micro-entrepreneur, faut-il souscrire une assurance prévoyance?” (insérer lien).  

Souvent par manque d’information, les entrepreneurs et freelance ont tendance à sous-estimer l’importance de souscrire une bonne assurance. Depuis le premier janvier 2016, les salariés bénéficient tous d’une mutuelle d’entreprise, obligatoire suite à la loi ANI. Les indépendants, quant à eux, doivent  souscrire à un contrat de complémentaire santé à titre individuel.

Quelle est la structure juridique la mieux adaptée à votre projet ?

Différentes structures juridiques peuvent être adoptées par le travailleur en freelance, mais il en existe deux qui s’avèrent particulièrement avantageuses :

  • SASU

La SASU ou Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle convient à une personne seule qui décide d’entreprendre. Dans cette société commerciale, il n’existe qu’un associé apportant un capital non soumis à un plafond obligatoire : il est le seul et unique actionnaire de son entreprise. En outre, sa responsabilité reste limitée à la hauteur de ses apports et ses biens personnels ne peuvent être engagés pour couvrir d’éventuelles dettes de l’entreprise.

  • EIRL ou EURL

L’EIRL ou Entreprise Individuel à Responsabilité Limitée offre la possibilité de travailler en tant qu’indépendant dans des conditions optimales. À l’instar de la SASU, la responsabilité est limitée et le travailleur peut protéger son patrimoine. L’une des différences avec la SASU réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire de créer une personne morale. L’EURL ou Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée est semblable à l’EIRL mais moins contraignante avec des démarches administratives plus légères.

Le statut le plus répandu pour les micro-entrepreneurs est l’entreprise individuelle (EI) mais alors la responsabilité du dirigeant s’exerce également sur son patrimoine, c’est-à-dire qu’il pourra être amené à payer ses dettes sur ses biens personnels. Avec le statut de société, l’entrepreneur n’engage sa responsabilité qu’à hauteur du montant du capital apporté. Il existe plusieurs types de sociétés que le freelance peut choisir : la société civile libérale (SEL), la société civile professionnelle (SCP), la société civile de moyens (SCM) ou encore la société d’exercice libérale à responsabilité limitée (SELARL).  

Est-ce que votre projet est viable / crédible / possible / réalisable ?

Avant de vous lancer dans le travail en freelance, vous devez faire une étude de votre projet.

  • S’agit-il d’un marché intéressant ?
  • Qu’en est-il de la concurrence ? Est-elle rude ?
  • Avez-vous encore des chances de percer ?
  • Quelles sont vos cibles ?
  • Quelles sont vos motivations ?
  • Qu’allez-vous apporter d’original et d’unique qui va vous permettre de vous démarquer ?

Enfin, il est indispensable de communiquer sur votre projet, notamment via les réseaux professionnels et les plateformes dédiées au travail en freelance afin de vous faire un nom et vous faire remarquer par les clients potentiels. Mais l’un des conseils les plus importants à donner à un débutant freelance est de ne jamais prendre les choses pour acquises. En effet, pour évoluer, vous devez absolument vous remettre en question régulièrement, réaliser une veille concurrentielle et tout faire pour vous démarquer de la concurrence.

Les must-have pour se lancer en tant que freelance ? Être compétents et posséder des connaissances diverses dans la gestion, mais également avoir de nouvelles idées qui feront écho sur le marché et vous permettront peut-être de prospérer !

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